Rentrés en juillet, attendus en août : l'intersaison impossible
Les joueurs allés au bout de la Coupe du monde ont repris avec trois semaines de retard. Les préparations d'été se sont jouées sans eux, et le championnat commence maintenant.
Le 25 juillet, à la reprise de l'entraînement, plusieurs entraîneurs de Ligue 1 n'avaient devant eux qu'une partie de leur groupe. Les joueurs engagés en Coupe du monde sont rentrés tard, et logiquement : plus une sélection va loin, plus ses joueurs reviennent tard.
Le décompte est simple
Ousmane Dembélé, Bradley Barcola et Désiré Doué sortaient d'une demi-finale avec l'équipe de France. Fabián Ruiz revenait d'une finale avec l'Espagne. Entre le dernier match international et la reprise en club, il reste, dans le meilleur des cas, deux à trois semaines de coupure — dont une partie de récupération pure, sans entraînement.
Une préparation d'été sert à construire les repères collectifs. Ceux qui en ont le plus besoin sont ceux qui l'ont manquée.
Ce que ça produit sur le terrain
Les amicaux du début août l'ont montré sans détour. Le PSG s'est incliné 3-0 à Majorque pour son premier match de la saison, avec un groupe amputé de plusieurs cadres. L'OM est tombé 2-1 face à l'Atlético de Madrid, dans une rencontre où l'engagement a compensé un manque évident d'automatismes.
Le calendrier compressé du PSG
- 25 juillet — reprise à effectif réduit.
- 12 août — Supercoupe d'Europe.
- 16 août — Trophée des champions.
- 23 août — première journée de Ligue 1.
La facture arrive plus tard
Les études sur la charge de travail convergent : le risque de blessure musculaire augmente lorsqu'une saison démarre sans phase de réathlétisation complète. L'effet ne se voit pas en août, où les organismes tiennent sur la fraîcheur nerveuse d'un début de cycle. Il apparaît vers la mi-octobre, quand s'enchaînent championnat et phases de groupes européennes.
C'est le rendez-vous à surveiller. Pas les résultats de la première journée, mais l'infirmerie du deuxième mois.
Football — écrire à la rédaction